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Structures formelles du langage - UMR 7023
 
 

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Léa Nash

Projets de recherche en cours

Modifié par Léa Nash le - 5 février 2008

 

1. STRUCTURE DU SYNTAGME VERBAL Mon premier projet touche un problème central en syntaxe théorique, celui de la structure du syntagme verbal. Plus spécifiquement, il s’agit de l’étude de la valence verbale dans les langues ergatives. Ce travail a un double objectif. En premier lieu, je voudrais apporter ma contribution à l’important débat théorique sur la structure des projections verbales et sur le rôle du lexique dans les opérations qui modifient la structure argumentale des prédicats verbaux. En second lieu, ce travail tente de elucider le phénomène de l’ergativité et d’examiner en détail la nature du codage (« mapping ») structurel des arguments externes Agent et Cause dans les langues ayant des systèmes casuels différents.

2. SYNTAXE DU GEORGIEN Mon deuxième projet consiste à rédiger une monographie entièrement consacrée à la syntaxe du géorgien. Pendant mon séjour à MIT (2002-2003), j’ai mis en chantier ce livre qui sera une élaboration et approfondissement de presque 100 pages de handouts qui ont servi comme base pour mon séminaire avancé « Topics in Georgian Grammar ». Outre les thèmes que j’avais déjà étudié dans le passé, comme la question de l’ergativité, le phénomène de partition personnelle, cliticisation, l’ordre de mots et focalisation en géorgien, ce manuscrit comportera un chapitre sur les phrases relatives en géorgien, notamment sur les corrélatifs. Les correlatifs, ou les phrases relatives à tête interne, manifestent en géorgien, comme en hindi, des contraintes extrêmement intrigantes liées à la quantification de la tête nominale. Il y aura également un chapitre sur les constituants DP discontinus. Ce phénomène mérite une attention toute particulière puisque il révélerait, selon les travaux de Ken Hale sur le walrpiri, le caractère non-configurationnel d’une langue. Je consacrerai un chapitre aux datifs en géorgien qui impliquent l’apparition des morphèmes applicatifs sur la forme verbale. Une des questions importantes est de savoir si ces morphèmes ont une origine verbale ou s’ils doivent être traités comme des clitiques pronominaux datifs dans les langues romanes.

3. LE CAS DATIF Le cas datif et l’analyse adéquate de la notion d’objet indirect suscitent un vif intérêt dans la théorie syntaxique et notamment dans les études consacrées à l’architecture de la structure argumentale (ou événementielle). Bien que la source structurale des sujets et des objets directs semble ne plus donner lieu à des analyses divergentes dans la littérature actuelle, les objets indirects—leurs propriétés, identité catégorielle ou site d’engendrement—restent en revanche peu clairs dans les derniers développements de la théorie grammaticale. Les objets indirects sont-ils légitimés par une préposition explicite ou abstraite incorporée au verbe ? Ou sont-ils légitimés par un prédicat aspectuel, qui se situe entre le verbe lexical et le "petit" verbe légitimant le sujet ? Dans beaucoup de langues, les objets indirects sont redoublés par l’accord pronominal ou par les clitiques pronominaux. Ces objets indirects redoublés doivent-ils être traités comme les objets indirects dans les langues sans "accord" pronominal ? Ou bien, dans ce type de langues, faut-il introduire dans le "noyau" fonctionnel de la proposition une catégorie fonctionnelle "spéciale", abritant l’accord pronominal, pour la légitimation des objets indirects ?

 

 

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